Comment créer une routine lorsque l’on déteste les routines.
J’ai longtemps cru que me créer une routine allait me simplifier la vie.
Préparer mes tenues à l’avance, cuisiner tous mes déjeuners de la semaine, faire les courses une fois par mois, bloquer mon agenda avec des horaires précis… Sur le papier, tout semblait logique. Presque évident.
L’idée était simple : gagner du temps, mieux m’organiser, respecter toutes mes envies sans courir après les minutes. Sauf qu’en réalité, cette organisation idéale ne tenait jamais plus de deux semaines. Il y avait toujours quelque chose. Un imprévu, une fatigue soudaine, une envie différente, un changement de rythme, une émotion qui prenait le dessus. Ces fameux « aléas », comme j’aimais les appeler, venaient s’immiscer dans mes plans parfaitement tracés… et tout s’effondrait.
À chaque tentative ratée, la même question revenait : Pourquoi est-ce si difficile pour moi, alors que ça a l’air si simple pour les autres ? Je me sentais incapable de tenir sur la durée, comme si je manquais de discipline ou de volonté. Et plus j’essayais de forcer, plus je rejetais l’idée même de routine.
Je commençais toujours mes routines pleines de motivation, pour les abandonner quelques jours plus tard avec un mélange de culpabilité et de lassitude… Mes expériences et mon parcours de vie ont fait de moi une personne qui aime la liberté, la spontanéité, mais qui rêve aussi d’un minimum de stabilité…
Pourquoi les routines classiques échouent
J’ai testé beaucoup de choses : des plannings ultra détaillés, des routines matinales vues sur les réseaux, des to-do lists interminables, des méthodes de productivité censées fonctionner pour “tout le monde”. À chaque fois, le même scénario se répétait. Un bon départ, une sensation de contrôle… puis une perte d’élan. La routine devenait lourde, rigide, presque étouffante. Je ne comprenais pas pourquoi ce qui était censé me soulager finissait par me stresser davantage. Au lieu de me sentir alignée, je me sentais enfermée dans un cadre qui ne me ressemblait pas.
Le mythe de la discipline parfaite
Ce n’était pas un manque de discipline. C’était un décalage entre mes besoins réels et les modèles que j’essayais d’imiter. Je fonctionne mieux lorsque je me sens libre de vivre selon mes variations d’énergie.
Comprendre son propre fonctionnement / Observer plutôt que copier
Le vrai déclic est venu quand j’ai arrêté de chercher la bonne méthode pour commencer à m’observer vraiment. À travers des lectures, des échanges, et notamment la découverte du livre Les Quatre Accords Toltèques de Miguel Ruiz, un mélange de deux accords a particulièrement résonné en moi, donnant naissance à cette idée : « quoi qu’il arrive, je ferai de mon mieux ». À partir de là, quelque chose s’est éclairci. J’ai compris que mon problème n’était pas la routine en elle-même, mais la manière dont je l’abordais. Je cherchais à me forcer à entrer dans un moule qui ne respectait ni mon rythme, ni mon fonctionnement intérieur.
La flexibilité comme alliée
Beaucoup de routines échouent parce qu’elles sont pensées comme des règles fixes, alors que la vie, elle, est mouvante. Fatigue, émotions, saisons, imprévus : tout cela influence notre capacité à suivre un rythme. Comprendre ça m’a permis de relâcher la pression. Il ne s’agissait plus de “tenir”, mais de composer.
On nous fait croire que : une bonne routine est stricte, abandonner une routine est un échec, la constance signifie faire exactement la même chose chaque jour, ne pas aimer les routines est un défaut… En réalité, aimer la liberté ne veut pas dire être désorganisé. Et adapter sa routine n’est pas une faiblesse, c’est une forme d’intelligence émotionnelle.
Construire une routine adaptable
A ce jour, j’ai arrêté de voir la routine comme une prison. Je l’ai vue comme un support, un point de départ, une habitude souple. J’aurais aimé comprendre plus tôt que ma façon de fonctionner n’était pas à corriger, mais à écouter.
Aujourd’hui, je ne parle plus de routine parfaite, mais de routine tout court ou adaptables. Des repères qui évoluent avec moi, sans culpabilité. Une routine n’est pas faite pour te contrôler, mais pour te soutenir.
Ma routine est née le jour où j’ai accepté qu’elle change. Elle n’a pas de durée fixe, pas d’horaires gravés dans le marbre. Elle me permet simplement : de réduire la charge mentale, de me sentir plus stable sans contrainte, de garder de l’espace pour l’imprévu.
Profiter des bénéfices sans pression
Les bénéfices ne sont pas spectaculaires, mais profonds : plus de paix intérieure, moins d’auto-jugement, et une organisation qui me ressemble vraiment.
FAQ : Routine & organisation
Faut-il absolument suivre une routine pour être organisé ?
Non, il est possible d’être organisé en adaptant ses habitudes à son rythme personnel. La clé est de poser des repères souples plutôt que des règles strictes.
Comment créer une routine si je déteste la rigidité ?
Commence par des petites habitudes, reste flexible et accepte que la routine évolue avec tes besoins et ton énergie.
Les routines sont-elles compatibles avec l’imprévu ?
Oui, une routine adaptable prévoit des marges de liberté. Elle sert de guide, pas de prison.
Comment savoir si ma routine me convient ?
Si elle réduit la charge mentale, apporte de la stabilité et te laisse de l’espace pour l’imprévu, elle fonctionne pour toi.
Peut-on aimer la liberté et avoir une routine en même temps ?
Absolument. Une routine n’est pas incompatible avec la liberté : elle peut être un support flexible qui s’adapte à ton style de vie.