Manque d’argent et fringales : pourquoi être fauché donne plus faim
Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de remarquer que les périodes de galère financière sont souvent celles où la faim se fait la plus insistante Et pas n’importe laquelle. Pas une simple faim. Mais une envie presque obsessionnelle de nourriture grasse et ultra-transformée : burgers, chips, pizzas, gâteaux, bonbons… ce que l’on appelle communément la junk food, ces aliments riches en gras, en sucre et en sel, conçus pour procurer du plaisir immédiat.
Pourtant, vos placards ne sont pas si vides. Vous avez de quoi préparer un repas “de galère”, simple mais suffisant. Et malgré tout, quelque chose résiste.
Spoiler Alerte : Ce n’est pas le corps qui manque de nourriture, c’est le mental qui réclame autre chose.
De mon côté, durant ces périodes de difficultés financières, les fringales étaient fréquentes, souvent en fin d’après-midi. J’avais cette envie irrépressible de me goinfrer. Je pouvais passer de longues minutes à saliver devant des vidéos de pizzas dégoulinantes de fromage, alors même que mon portefeuille me l’interdisait. Plus j’avais faim, plus j’étais fauché. Et plus j’étais fauché, plus j’avais l’impression que mon corps me réclamait quelque chose, sans que je sache vraiment quoi.
À l’inverse, lorsque je suis financièrement stable, voire à l’aise, ces fringales disparaissent presque totalement. Comme si la relation à la nourriture changeait en même temps que l’argent dans mon compte courant.
Dans cet article, je vous partage mon point de vue sur le lien entre argent, stress et alimentation, et sur la façon dont le manque financier peut influencer notre rapport à la faim et à la nourriture.
Pourquoi le manque d’argent donne-t-il plus faim ?
Lorsque les finances sont tendues, cela crée ce qu’on appelle un stress financier : une pression mentale continue liée à l’insécurité, aux factures, au futur incertain, aux choix à faire ou à repousser. Même sans y penser consciemment, cette inquiétude reste là, en toile de fond.
Face à ce stress permanent, le corps et l’esprit cherchent naturellement une compensation rapide et accessible. Et la nourriture devient alors l’une des réponses les plus simples : elle est disponible, immédiate, réconfortante. Manger apaise sur le moment. Cela rassure. Cela remplit. Pas seulement l’estomac, mais aussi ce vide intérieur créé par la peur du manque.
Je pense que le sentiment d’insécurité est l’une des causes principales de cette faim incontrôlable. L’insécurité face au lendemain. Comment sera demain? Vais-je pouvoir répondre à mes obligations? S’installe alors une peur de perte de contrôle sur sa propre vie. Manger devient une façon de se sentir là, présent, vivant. Une manière de reprendre, même brièvement, une forme de contrôle. La nourriture agit comme un refuge émotionnel : elle apporte du réconfort quand tout semble instable, elle donne une sensation de sécurité quand l’avenir paraît flou.
C’est pour cela que travailler sur son rapport à l’argent peut aussi avoir un impact direct sur le bien-être global, l’alimentation et la relation au corps. Quand l’esprit se sent plus en sécurité, le besoin de compenser diminue naturellement.
Faim réelle ou faim émotionnelle : comment faire la différence ?
Il nous arrive à tous de dire « j’ai faim »… mais cette sensation ne vient pas toujours du corps. Parfois, ce n’est pas l’estomac qui réclame, mais autre chose : une émotion, une fatigue, un trop-plein.
La faim réelle apparaît progressivement. Elle se manifeste par des signaux simples : l’estomac se creuse, l’énergie baisse, la concentration devient plus difficile. Elle peut être calmée par n’importe quel repas et disparaît une fois que l’on a mangé suffisamment. C’est une faim neutre, sans urgence particulière.
La faim émotionnelle, elle, surgit souvent brusquement. Elle apparaît sans prévenir, parfois juste après avoir mangé, et s’accompagne souvent d’une envie très précise. Ce n’est pas “manger”, mais manger quelque chose en particulier. Elle est souvent liée à ce que l’on traverse sur le moment : stress, anxiété, frustration, fatigue mentale ou surcharge émotionnelle.
Comment reconnaître une faim émotionnelle ?
Quelques signes peuvent t’aider à y voir plus clair :
l’envie arrive d’un coup
elle concerne surtout des aliments sucrés ou gras
elle donne l’impression d’un besoin urgent
Manger apaise sur le moment, mais ne comble pas vraiment. Souvent, même après avoir mangé, quelque chose reste insatisfait.
Pourquoi ces envies soudaines de sucre ou de gras ?
Quand l’esprit est sous pression, il cherche une solution rapide pour se calmer. Les aliments riches et réconfortants deviennent alors une réponse immédiate : ils rassurent, remplissent, enveloppent. Et quand l’argent manque, les émotions prennent encore plus de place.
L’insécurité financière peut amplifier :
la frustration
l’anxiété
la fatigue mentale
le sentiment de ne pas avoir de marge de manœuvre
Dans ces moments-là, le sucre et le gras apportent une sensation de réconfort rapide, presque automatique. Ce sont des aliments souvent associés à l’enfance, à la sécurité, au “ça va aller”.
Mon expérience : quand les fringales apparaissent
J’ai remarqué que les fringales n’arrivent jamais par hasard. Elles surgissent souvent :
après "une prise de tête"
quand je me sens dépassée ou inquiète
ou dans les périodes où l’argent devient une source de stress
Les aliments recherchés sont presque toujours les mêmes : des choses rapides, faciles, sucré, salé, et/ou "cracra". Pas pour nourrir le corps, mais pour apaiser l’intérieur.
Avec le temps, j’ai compris que ces envies n’étaient pas un problème à combattre, mais un message à écouter.
En conclusion
Il faut apprendre à faire la différence entre faim réelle et faim émotionnelle. Et s'autoriser à :
moins se juger
mieux comprendre ses besoins
retrouver une relation plus douce avec l’alimentation et soi-même
Et surtout apprendre à écouter ce qui se cache derrière la faim, c’est déjà un pas vers plus de sérénité.
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